Documentaire: Fin de vie, le dernier exil, à voir sur France 5, le mercredi 23 mai à 20h50

Le mercredi 23 mai, « Le Monde en face » s’attaque au douloureux problème de l’euthanasie avec le documentaire « Fin de vie, le dernier exil ». Alors qu’en France l’aide au suicide est illégale, de plus en plus de patients se tournent vers la Belgique ou la Suisse pour mettre fin à leurs jours. 

 

Le documentaire sera suivi d'un débat auquel participera Bernard Senet, l'un des membres du collège décisionnel de notre association.


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NATHALIE GUEIRARD DEBERNARDI ET MARIE GODARD ONT ÉTÉ AUDITIONNÉES DANS LE CADRE DES ÉTATS GÉNÉRAUX SUR LES LOIS DE BIOÉTHIQUE

Le 19 avril dernier, Marie Godard et Nathalie Gueirard Debernardi, les co-présidentes du CHOIX, ont été auditionnées dans le cadre des États Généraux sur les lois de bioéthique. Elles ont parlé à tour de rôle, environ 20 minutes chacune, puis ont répondu aux questions que leur ont posées les personnes qui les auditionnaient et notamment:

 

  • Régis Aubry, notamment chargé de mission (MESR) pour la coordination d’un programme national d’actions coordonnées de recherche sur la fin de vie et responsable de l’axe II (développement recherche et formation) du Plan national 2016-2018 pour le développement des soins palliatifs et l’accompagnement en fin de vie.
  • Marion Muller-Colard, théologienne et écrivain.
  • Marc Delatte, médecin généraliste et député LREM.

 

Malheureusement, les auditions ne sont pas visibles sur youTube comme cela a été le cas au CESE. En revanche, le document qui est à l'origine de la demande d'audition de Marie est, lui, disponible en ligne. C'est ici.

 

Le CCNE s'est engagé à rendre public sur le site internet des États Généraux l'ensemble des contributions écrites des associations, sociétés savantes et les comptes-rendus de débats régionaux. Comme la consultation vient de se terminer, une synthèse des propositions et des arguments de ceux et celles qui ont participé à ces États Généraux est maintenant en cours de réalisation. L'ensemble de ces contributions sera pris en compte par le CCNE pour constituer son rapport de synthèse et ses recommandations. 

 

Nous vous tiendrons informés de l'avancement de leurs travaux.

 

 

 

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LE CESE REND UN AVIS FAVORABLE À L'AIDE ACTIVE À MOURIR

Le 10 avril 2018


Chers membres,

La Commission temporaire créée par le Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) s'est réunie une dernière fois le 10 avril pour rendre compte de son travail et de ses résultats. A cette occasion, un vote a permis de dégager une forte majorité en faveur d'une sédation profonde explicitement létale

La loi Claeys-Leonetti, souvent équivoque, et, rappelons le, hypocrite, autorise l'endormissement, avec pour conséquence à plus ou moins longue échéance d'entraîner la mort, "sans intention de la donner". La terminologie claire et franche adoptée par le CESE de "sédation profonde explicitement létale", coupe court à toute ambiguïté.

Vous trouverez l'intégralité de leurs préconisations et avis dans un texte publié au Journal officiel de la République Française.

 

Voici le lien vers le compte-rendu de cette journée historique : 

Fin de vie : la France à l'heure des choix - Le CESE a adopté son avis

 

Les résultats du vote montrent clairement que nous avons remporté une première victoire:

 

107 pour

18 contre

44 abstentions    (Certains groupes ont préféré s'abstenir car, ont déclaré leurs représentants, ils souhaitent prolonger leur réflexion sur ce sujet avant de se prononcer.)

 

Voici les conclusions du CESE, extraites du document officiel:

 

"Pouvoir, savoir, ne pas craindre de parler de la mort, bien avant qu’elle ne s’approche de trop près ; l’accepter comme une manière de compagne tout au long de la vie, convaincu.e.s que nous sommes qu’elle sera in fine un temps incontournable… Affronter le tabou pour espérer le réduire, réinventer des rituels et leur redonner du sens, partager en famille, avec les proches et au-delà, pour se préparer autant individuellement que collectivement à l’inéluctable, à vivre sa mort… Chacune et chacun désire mourir dignement, délivré des souffrances de tous ordres. La loi Claeys-Léonetti a permis des progrès dans cette direction, renforçant le droit et les pratiques des soins palliatifs et instaurant la codification de la sédation profonde et continue. Pour autant, et au-delà de la lancinante question des moyens attribués aux plans gouvernementaux successifs, cette loi n’épuise pas le débat sur la fin de vie. D’ailleurs, une loi pourra-t-elle un jour le faire totalement ? Alors, il faut avancer tou.te.s ensemble. La médecine progresse et le permet. Une large partie de la société civile le demande, tant par la voie de sondages et de pétitions, que de manière plus individuelle par le récit de situations douloureuses reprises par les médias ou dans les pages de livres-témoignages, mais aussi au travers d’affaires judiciaires complexes. La dignité humaine est fondamentale et il est impératif de tout faire en toutes circonstances pour qu’elle soit respectée ; cela implique la liberté de formuler ses choix, de les faire évoluer, mais aussi le moment venu de les faire respecter. Elle comprend la liberté des autres, en matière de conscience notamment. Elle n’exclut nullement de vouloir confier ses choix au fil de la vie, de les partager, de souhaiter y faire adhérer les siens. Sur la question ultime, relisons Jean-Claude Guillebaud dans un éditorial récent11  : « il faut accepter l’idée d’une complexité éthique minimale, d’une conjugaison nécessaire, difficile, fragile, subtile, entre interdit et transgression. Et oui ! Il est des cas où nous devons tout à la fois maintenir solennellement le principe inaugural de l’interdiction (celle de tuer), tout en laissant ouverte, - avec une infinie circonspection -, une possibilité de transgression ». Il ne s’agit nullement d’opposer le nécessaire renforcement des soins palliatifs à leur élargissement, pouvant aller jusqu’à la prescription, la dispensation et l’administration d'une sédation profonde explicitement létale, mais au contraire de les rapprocher de façon à ce que la loi donne à chaque patient.e en fin de vie les réponses qui lui conviennent. Celles-ci ne sont pas univoques ; chaque personne est différente ; les aspirations, les convictions et les volontés de chacun.e sont différentes. Tel est le sens profond de cet avis et des préconisations qui y sont décrites. Nous nous sommes efforcé.e.s de le faire avec humilité, précaution, vigilance et compassion. La main doit trembler, disait Montesquieu, à l’heure de s’approcher de la loi."

Nous avons sans doute gagné une bataille mais nous n'avons pas encore gagné la guerre et nous devons poursuivre notre travail assidûment jusqu'à la prochaine échéance, notre audition le 19 avril, dans le cadre des États Généraux sur les lois de bioéthique et la fin de vie.

Nous avons encore besoin de vous, et en particulier pour nous aider à grossir les rangs de notre association. Plus nous serons nombreux, plus notre témoignage sera pris en considération.

Merci à tous ceux qui voudront bien nous prêter main forte !

Nathalie et Marie


DOCUMENTAIRE "LIBRE À EN MOURIR" SUR FRANCE 3


Un très beau film. Très émouvant.

 

Florian Bailleul, atteint de spina bifida, a longtemps attendu avant d'aller en Suisse, pour terminer sa vie par une mort volontaire assistée. 

 

Ce documentaire de Thibaut Graillot et Françoise Schoeller est d'une grande justesse. Ceux qui ont été confrontés à cette question se reconnaîtront, et cela permettra peut-être à ceux qui doutent, "aux bien pensants", comme les nomme Florian Bailleul, de penser autrement la mort choisie.

 

Florian voulait que sa mort serve à quelque chose. Thibaut Graillot et Françoise Schoeller lui font ce dernier cadeau de la vie. 

 

En suivant ces deux personnes atteintes de maladies très graves et invalidantes, il invite à cette réflexion sur la liberté de ne pas prolonger cette souffrance et de choisir sa mort et l'on y découvre ce qui se pratique en Belgique et en Suisse.

 

A voir et à diffuser largement pour faire avancer la réflexion ! Les témoignages y sont terriblement forts. Un film utile.

 

Il est actuellement visible en streaming sur le site de France 3 jusqu'à la mi-avril.

 

 https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/emissions/qui-sommes-nous-0

 

 



LA VIE DES ASSOCIATIONS

 

L'ADMD soutient activement un projet que nous portons à votre connaissance :

 

Imaginé par un comité d'organisation composé d'Armand Brajtman, Mario D’Alba, la chanteuse Stone, Mika Gianotti, ce projet a pour point de départ … 90% de compatriotes qui se prononcent en faveur de la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, comme un droit pour chacun de ceux qui le demandent.

(Institut Ipsos et enquête du journal La Croix en janvier dernier)...

 

Mais cela reste abstrait, d’où le projet : LES ARTISTES CRÉENT LE OUI à une douce fin de vie.

Le but : Campagne destinée à sensibiliser par les arts et la création, la beauté et l’émotion, l’humour…

Arrêter de tergiverser : créer ce droit humain, individuel et fondamental, de choisir pour soi-même,

ici et maintenant, en France…

 

Le projet : une campagne utilisant l’arme de l’Art : écrit, visuel, sonore, dessiné, croqué, récité, caricaturé, théâtralisé, tchaté, cinématographié… Avec les artistes – créateurs, volontaires, en chair et on os, professionnels connus, venant dire / lire / chanter / déclamer / dessiner… ou montrer un extrait de leur œuvre chaque fois que faire se peut. À partir d'une simple captation image et son, point après point, un montage audiovisuel sera réalisé; ou encore par transfert de séquences préexistantes de spectacles ou expositions cédées libres de droit par ces artistes …Ce montage pourra ensuite partir en tournée partout en France dans les plus petits hameaux comme dans les grandes villes (de 45 à 55 mn). Rien d’exhaustif : extraits de 30 sec à 3 mn chacun, un petit florilège d’une vingtaine d’artistes bien connus et aimés du grand public. Campagne insistant sur le fait qu'il s'agit d'un choix strictement personnel.

 

* Lancement prévu à Paris au cours d’une soirée spectacle en Juin 2018 (mais annoncé au plus tôt) ou bien dans tout lieu possible, en intérieur et espaces extérieurs (il fera beau à nouveau !) * Relai médias radio, TV, presse, réseaux sociaux...

 

Ont déjà répondu OUI, entre autres : Mylène Demongeot, Hugues Aufray, Marie-Paule Belle, Stone, Mario D’Alba, Noëlle Châtelet, Guy Bedos, Juliette, Irène Frain, Piem et Luc Tesson, les ayants-droit de Barbara et de Benoîte Groult... Et d’autres vont rapidement venir grossir les rangs !

 

Organisation concrète : concept le plus simple et facilement réalisable possible. Les initiateurs du projet forment un petit comité de coordination, garant de l’absence de dérapage vers autre chose qui serait contraire à cette simple visée, faire décoller vers l’évidence le droit du choix de certains à demander de l’aide - et qui n’entache en rien la liberté de ceux qui, par conviction, préfèrent laisser faire la nature, même au risque de souffrances physiques et psychologiques prolongées.

 

Ce projet sera financé via une plateforme de financement participatif : https://www.leetchi.com/c/projets-oui-a-une-douce-fin-de-vie 

 

Pour plus d'information vous pouvez contacter Monsieur  Armand BRAJTMAN

Mail : armand@brajtman.com 

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LE CHOIX - CITOYENS POUR UNE MORT CHOISIE 

BP 26

81170 Cordes-sur-Ciel